Portrait //

Claude Paracchini

Claude Paracchini (7)

« Les ouvriers, lorsqu'ils organisaient une fête de famille, un baptême ou un mariage aimaient se retrouver ici, au foyer du Val »

Présentation & contenu

Fils d'un immigré italien et d'une normande, Claude Paracchini naît en 1939 près de la carrière Montlouvier à Louvigné-du-Désert. Son père, arrivé en France en 1924 et contremaître de la carrière, lui apprend très vite les bases du métier de tailleur de pierre. Une fois obtenu son CAP en 1953, il travaille sous les ordres de son père, alors à son compte suite à la vente de la carrière Montlouvier par Mme Brault. À 18 ans, son père décide de l'émanciper pour qu'il puisse obtenir sa carte d'artisan et travailler à son compte. Jusqu'à son départ pour la guerre d'Algérie, Claude Paracchini est ainsi le plus jeune artisan-granitier de l'Ouest. Revenu de la guerre en décembre 1961, il constate que les prix n'ont pas évolué mais que les charges patronales ont, elles, beaucoup augmenté. Cela le décide à partir travailler en région parisienne, comme ouvrier chez son oncle à Milly-la-Forêt où celui-ci gère une carrière de grès. Au bout d'un an, il retourne dans le bassin de Louvigné où il s'associe avec son frère en tant qu'artisans. Ils travaillent ensemble sur la carrière la Frogerie à Saint-Brice-de-Landelles (Manche) puis à la carrière Laucrèche à Mellé. En 1983, son frère décide de redevenir « simple » ouvrier. Claude continue quant à lui de travailler à son compte, au coté de son ami Georges. C'est à cette époque qu'ils obtiennent de gros chantiers, à Saint Malo et à Rouen, avant de retourner travailler au dépôt de Milly-la-Forêt en 1994. Georges retourne finalement à Louvigné tandis que Claude enchaîne les chantiers pour la Ville de Paris et la région parisienne : dépôts de Chatillon puis de la Plaine-Saint-Denis (chantier du Stade de France), chantier de l'Hôpital Lariboisière, dépôt de Bonneuil-sur-Marne. Il prend sa retraite en 1999.
Dans la seconde partie de son témoignage, Claude Paracchini évoque l'immigration italienne, l'esprit de camaraderie, l'ambiance folklorique entre granitiers, mais aussi les accidents du travail.

Témoignages

1. L'arrivée de son père en France vers 1924

2. Les nouvelles techniques apportées par les italiens

Claude Paracchini (7)

« Les ouvriers, lorsqu'ils organisaient une fête de famille, un baptême ou un mariage aimaient se retrouver ici, au foyer du Val »